Le 23/6, l’ARS vient soi-disant enquêter sur les unités Soléa et Astrolabe.
Selon la direction, ce serait en réponse à l’accumulation d’AT, d’arrêt, de FEI etc… concernant ces unités.
L’ARS fait comme si elle se rendait compte seulement maintenant des difficultés du Pôle Enfant & Adoslescent (PEA).
Pourtant, cela fait des mois que SUD interpelle à ce sujet, maires, députés, sénateurs, jusqu’au ministère de la Santé, en passant par le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) et le Défenseur des Droits.
Cela fait des mois que des députés, alertés par nous de la dégradation de la situation, ont évoqué la situation à l’ARS, début 2025.
La réponse de l’ARS à l’époque ? Elle fait entièrement confiance au DG pour gérer la situation.
Des mois plus tard, rien n’est arrangé, au contraire. Cette confiance a été vraiment mal placée, ce qui pose la question des compétences tant à l’ARS qu’au Rouvray.
Il y a alors une série de questions que nous soumettons ici :
- Pourquoi l’ARS ne réagit-elle que maintenant, alors qu’elle est au courant depuis des mois ?
- Pourquoi l’ARS limite-t-elle son enquête à Soléa et l’Astrolabe alors que c’est l’ensemble du PEA qui dysfonctionne à fond ?
- Pourquoi l’ARS ne vient-elle pas enquêter sur l’unité Rimbaud, sa fermeture, les rapports la concernant envoyés aux oubliettes, les plaintes au pénal des familles ?
- Pourquoi l’ARS n’enquête-t-elle pas sur les mineurs en services adulte, qui sont maltraités et agressés sexuellement ?
- Pourquoi l’ARS ne rencontre-t-elle pas les partenaires sociaux qui alertent sur le sujet depuis des semaines ?
Nous, on connaît très bien les rapports de l’ARS et de la DG d’ici, et ils ont été tout-à-fait bien illustrés par l’absence totale d’intervention de l’ARS pour mettre le nez dans la gestion du PEA.
Alors forcément, cette « enquête » de l’ARS, on s’en méfie comme de la peste.
En revanche, nous continuons à exiger une enquête extérieure, objective, honnête et exhaustive sur la gouvernance du PEA, sur la complicité de la direction et sur leurs conséquences :
- sur les jeunes patients et sur les maltraitances qu’ils subissent
- sur les agents qui y travaillent dans des conditions indignes
- sur les partenaires régionaux de la prise en charge de l’enfance
Nous n’attendons rien de l’ARS qui soutient aveuglément la gouvernance actuelle.
ET NOUS EN APPELONS AUX POUVOIRS PUBLICS POUR QU’ILS FASSENT CESSER L’OMERTA QUI TUE LE PEA.
Nous maintenons la pression et appelons au rassemblement pour l’ACTE IV le 23/6/2026 :
NOUS EXIGEONS :
- Le maintien de 10 lits de recours au niveau régional pour les 8/12 ans et les moyens qui vont avec.
- Des solutions immédiates pour gérer la prise en charge des enfants en urgence.
- La création d’une unité d’hospitalisation digne de ce nom pour les moins de 8 ans.
- Le déménagement immédiat de l’hôpital de jour intensif l’Éclair dans un lieu adapté, fonctionnel et sans danger.
- La lumière sur la situation dramatique de l’unité Soléa, ouverte malgré nos recommandations et nos alertes, ainsi que sur les événements indésirables à l’Astrolabe.
- Une enquête externe et exhaustive sur les manquements de la direction dans le dossier PEA et sur la gouvernance dysfonctionnelle du Pôle Enfants et Adolescents.
- La justice pour les lanceurs d’alertes, punis pour avoir dénoncé les dysfonctionnements.
- La fin des maltraitances à l’encontre des mineurs, y compris sexuelles.
- Des garanties afin d’empêcher la répétition du chaos actuel en pédopsychiatrie.


