Pourquoi SUD Santé Sociaux du CHU de Rouen n’a pas signé l’accord local ?
En préambule, SUD Santé Sociaux du CHU de Rouen tient à rappeler si nous n’avons pas signé l’accord, nous avons tout de même présents aux réunions dès que nous le pouvions, nous avons échangé avec la direction. Nous préverons le dire afin de faire taire les mauvaises langues qui dise “oui, mais ils sont contre tous”, “Ils sont dans le monologue”…
Notre non-signature n’est donc ni un refus du dialogue, ni une posture « contre tout ». C’est une reflexion construite, fondée sur des désaccords de fond avec ce dispositif mise en place suite au Segur.
Pour SUD, la prime d’engagement collectif constitue une mauvaise réponse aux difficultés que rencontrent les agents et l’hôpital publique. Elle s’inscrit dans une logique de primes conditionnelles qui fragmentent le salaire et qui n’est là que pour faire une jolie poudre aux yeux. Nous défendons par conséquent, non pas une multiplication des primes mais une revalorisation salariale pérenne et le dégel du point d’indice.
Au CHU de Rouen, l’accord concernant la prime d’engagement collectif repose pour le versement de cette dernière sur 3 volets : la valorisation de projets, la réorganisations de services subies et de l’interim managérial.
SUD tient à rappeler que TOUS les agents participent déjà au projet le plus important pour un hôpital public : la prise en charge des patients. Donc pour SUD cette prime devrait être versée à toutes et tous car dans engagement collectif, il y a COLLECTIF. De plus, le fait de conditionner une prime à certains projets sélectionnés risque d’écarter de nombreux services, parfois simplement faute de temps ou de possibilité de formaliser un projet. Pour aller plus loin, ces projets reposent toujours sur une ou plusieurs catégories d’agents, alors que la prime peut parfois être versée au seul porteur du projet. Donc tu peux avoir les conséquences, bonnes ou mauvaises, d’un projet sans avoir la compensation.
Concernant les réorganisations, nous entendons la volonté de reconnaissance. Cependant, compenser financièrement des restructurations subies est pour le moins paradoxal. Pour SUD, il y a un côté “prend l’argent et tais-toi”.
Enfin, la reconnaissance de l’engagement managérial, notamment lors d’intérims d’encadrement, ne doit pas invisibiliser le travail de nombreux agents qui soutiennent quotidiennement leur encadrement, participent à l’organisation des services ou compensent des postes vacants depuis parfois plusieurs mois. Cela pose aussi la question plus large de l’attractivité des postes d’encadrement et des conditions de travail. SUD à plusieurs fois dénoncé des encadrements supérieurs ou polaires délétaires, et tant que le management
bienveillant et à tout les niveaux ne sera pas la base, nous serons toujours dans un cercle vicieux.
En résumé, cet accord, même s’il part d’une intention de reconnaissance, nous semble incomplet, inéquitable et porteur de divisions entre agents.
La véritable reconnaissance passe par :
● des effectifs suffisants
● de meilleures conditions de travail
● une augmentation des salaires pour toutes et tous
● le dégel du point d’indice
C’est pour ces raisons, cohére


